Lorsque  le calme revient peu à peu, que notre quotidien d’entrepreneur retrouve un rythme presque normal, nous recherchons  le plaisir simple de nous plonger dans l’ambiance des fêtes de fin d’année.

Les rues qui s’illuminent de décorations, les rayons des magasins débordant de confiseries chocolatées. La course aux cadeaux de dernière minute, et puis  les marchés de Noël.
Notre belle provence regorge de ce type d’animations depuis plusieurs années. Bien sûr cela n’a rien à voir avec ce que l’on peut voir dans l’Est de la France et plus spécialement en Alsace. Mais ce peut-être une agréable sortie en famille à quelques jours du réveillon. Enfin, c’est ce que j’espérais.

C’est à Salon-de-Provence, cité de Nostradamus, que nous avons décidé de nous rendre. Nous avions traversé cette petite ville en allant en Avignon au mois de septembre et elle nous avait paru vivante et animée ce jour-là.

Un magnifique ciel bleu, un beau soleil, un peu froid certes, mais pour ce 1er jour d’hiver, il ne faut pas non plus être trop exigeant.
Notre visite débute par le centre historique.  Des panneaux indiquant les monuments à découvrir guident nos pas vers le  château de l’Empéri et le  musée maison de Nostradamus. Après avoir gravis plusieurs marches c’est devant une porte close que nous nous retrouvons un peu dépités. Le château est fermé sans aucune raison : le panneau des horaires indique que celui-ci aurait dû être ouvert à ce moment.

Ce n’est pas aujourd’hui que nous nous instruirons en famille.
Un peu déçus nous déambulons dans les rues, à la recherche de jolis monuments, de statues et  de fontaines à prendre en photos. Depuis le début de notre vie nomade, c’est devenu une sorte de rituel pour moi : je ne rate jamais l’occasion d’immortaliser une statue par une photo. Un sujet de gentille moquerie de la part de  Patrice et de Logan, plus particulièrement depuis notre long séjour en Espagne où je m’en suis donnée à cœur joie. C’est devenu un peu une lubie.

Salon-de-Provence posséde un joli patrimoine qui surprend par sa diversité et je me suis laissé porter par ma petite manie.

Après quelques pas, nous voici enfin face à des petits chalets en bois. Mais quelle déception !

Des rues quasi vides, pas de musique, pas de chant. Aucune animation ne laissant ressentir une certaine effervescence à 3 jours du réveillon de Noël. Pas de vin chaud pour nous réchauffer. Pas de Père Noël ni de petits lutins pour illuminer les yeux des enfants et faire résonner de leurs rires les rues du centre ville.
Les manèges sont figés. Les chaises aux terrasses des bars sont vides. Les allées du marché désertées.

Une crêpe, un beignet, dévorés tout en marchant d’un pas plus vif… Silencieuse, je regarde à peine les vitrines exhibant des tenues de réveillon. je pense à la Thaïlande. Je regrette de ne pas avoir pris un blouson plus chaud, l’écharpe à mon cou est trop légère et le froid se fait plus insistant.

La magie de Noël ne s’est pas posée sur Salon de Provence pour nous cette fois-ci.