S’expatrier en Bulgarie en tant que digital nomad  : c’est le nouveau chapitre dans notre histoire !  Comment avons-nous trouvé notre appartement ? Quels sont les papiers nécessaires pour s’expatrier à Plovdiv en Bulgarie quand on est nomade digital ? Comment obtenir sa carte de résidence en seulement 7 jours ? Découvre tout ça dans cet article !

S’expatrier en Bulgarie quand on est nomade digital ?

“Êtes vous toujours des digital nomads ?” C’est une question que l’on nous a posée lorsque nous avons annoncé notre installation dans ce pays.

La réponse est oui. Même si nous avons décidé de nous expatrier en Bulgarie, d’y avoir notre “base de digital nomad” le voyage est toujours au centre de notre vie. Nos activités en ligne nous offre la liberté de vivre où nous ne voulons. Alors, pourquoi s’en priver? En effet, notre situation est assez différente d’une famille qui s’expatrie en Bulgarie. Déjà, nous n’avons pas à nous soucier de chercher un emploi ni même ne sommes contraints par notre job.

En tant que nomades numériques, nos activités sont exclusivement en ligne : nous pouvons nous établir où nous le désirons, changer de lieu ou voyager quand nous le voulons.

Ainsi, nous ne resterons pas “physiquement” en Bulgarie 12 mois sur 12. Dès que l’envie nous prend, nous faisons nos bagages ! Les contraintes pour être résidents ici sont souples, contrairement à d’autres pays. Ainsi, nous nous sentons libres comme l’air !

Pas de charge mentale et un sentiment d’avoir trouvé le bon pied-à-terre. D’ailleurs, j’avais déjà expliqué pourquoi ce choix de nous installer à Plovdiv.

Digital nomad et résidence fixe en Bulgarie

Après 8 années de périple permanent sans domicile stable, le moment était venu d’avoir cette fameuse « base ».
C’est-à-dire, une résidence fixe afin d’y laisser quelques-unes de nos affaires entre deux voyages. Mais aussi, nous y poser pendant un certain temps,  quand nous en ressentons le besoin ou l’envie.

Toutes ces contraintes de voyage vécues en 2020, avec la crise sanitaire, y sont aussi pour quelque chose. La liberté de déplacement entre pays et continents s’étant réduite, nous avons passé beaucoup de temps entre l’Espagne et le Portugal.

Le point positif : ça nous a permis de découvrir, pendant plusieurs mois, de jolis endroits en Algarve.

Mais nous avons surtout pris conscience que le fait de ne plus avoir de « chez nous », dans une situation de crise sanitaire, avait des inconvénients. En cas d’un rapatriement sanitaire, ou imposé par le pays hôte, où serions-nous rapatriés ? Dans quel logement serions-nous confinés ? Nous ne pouvions retourner en Asie, interdite d’entrée. Et nous ne voulions pas retourner en France, bloqués dans l’hexagone, avec les frontières fermées.

Quand nous découvrons des failles dans notre mode de vie ou notre activité, nous nous hâtons de les combler ! Nous préférons installer des coupe-feux plutôt que d’éteindre des incendies. 🔥

Nous avons ainsi fait le tour des endroits où nous avions vécu, pour sélectionner notre futur “chez nous”. Pour cela, nous avons retenu plusieurs critères :

  • La qualité de vie, si nous avions aimé y séjourner ;
  • Ses facilités pour y devenir résident ;
  • Le coût de la vie et le niveau d’imposition ;
  • Les contraintes pour y rester résident :
  • La qualité de la connexion à Internet, pour travailler confortablement et efficacement ;
  • Sa position géographique pour avoir de beaux pays dans lesquels voyager autour, surtout quand d’autres régions du monde sont fermées.

La Bulgarie : un pays agréable et bien situé pour s’expatrier

En juillet 2017, nous avons découvert, pendant un mois, Sofia : la capitale de la Bulgarie. Nous avons beaucoup apprécié la ville, ses habitants, ses monuments. Nous avons ressenti comme un goût de trop peu en quittant le pays.

Au moment de chercher notre nouveau chez nous, nous avons pensé à la Roumanie, car ses conditions fiscales sont intéressantes. Mais il y avait plus de contraintes pour la résidence. Et, surtout, nous pensions à la Bulgarie avec une certaine nostalgie.

Et puis, la Bulgarie est limitrophe avec la Serbie, la Macédoine, la Roumanie, la Grèce et la Turquie. Ce qui nous donne plusieurs possibilités de voyages et de découvertes, sans prendre l’avion. Ces points importants se cumulent avec d’autres avantages que tu vas découvrir plus loin.

C’était décidé : nous allions tester de vivre à Sofia, puis Plovdiv,  la Bulgarie était un excellent candidat à notre nouvelle installation.

Un coût de la vie faible et un niveau d’imposition juste

Le fait que le coût de la vie sur place soit peu élevé est un énorme avantage quand on souhaite s’expatrier en Bulgarie pour y avoir sa base de digital nomad. Car lorsque nous nous déplaçons dans un autre pays, nous devons inclure ces frais de logement dans notre budget. Et donc, payer 2 loyers à la fois.

Mais, en même temps, lorsque nous vivons en Bulgarie, nous faisons d’importantes économies. Les dépenses fixes comme l’électricité, l’eau, Internet et les charges locatives sont très abordables, surtout comparé à la France ou à l’Espagne.

Ajouté à cela, le taux d’imposition est clair, fixe, facile à calculer : 10 %, quels que soient les revenus. Il peut même être optimisé, semble-t-il, avec un montage fiscal. Mais il nous semble ainsi suffisamment intéressant et juste.

Comment s’expatrier en Bulgarie (à Plovdiv) ?

Faire le choix de s’expatrier en Bulgarie comporte énomément d’avantage. Le seul « point noir », pour nous, est la langue ! Certes, il y a un site qui permet de réviser quelques base : Apprendre le Bulgare. Mais elle reste compliquée à assimiler.

Malgré tout, connaitre les phrases basiques, les nombres, combiner avec de l’anglais : cela suffit au quotidien. Tout au moins, quand on vit dans une ville assez touristique comme Plovdiv. Et puis, lorsque je fais les courses ou au restaurant, j’utilise Google traduction pour lire les étiquettes.

Notre découverte de Plovdiv

À notre arrivée en Bulgarie, nous avons passé un mois à Sofia, puis sommes partis pour Plovdiv. Nous avons beaucoup apprécié la capitale, mais pas pour nous y installer et y vivre de nombreux mois par an.

Après quelques recherches, Plovdiv correspondait beaucoup plus à nos critères :

  • De nombreux parcs ;
  • des collines pour se promener ;
  • un joli centre dynamique ;
  • une vieille cité pittoresque ;
  • des vestiges romains ;
  • une connexion Internet rapide.

Il y a aussi un aéroport qui, pour le moment, propose uniquement des vols low cost vers le Royaume-Uni, l’Irlande et l’Allemagne.

Nous avons réservé un Airbnb en arrivant afin de voir si la ville nous plaisait vraiment. Et ce fut un coup de foudre. ⚡️
8 jours après notre arrivée, nous partions déjà en quête de notre future location.

Comment trouver un logement à Plovdiv ?

J’ai contacté une agence immobilière, mais elle n’a pas été réactive dans ses réponses.

Au niveau des frais, c’était 1 mois (voire 2 selon le propriétaire) de loyer pour la caution + 1 un mois de loyer en cours + les honoraires de l’agence. L’agent, étant surchargé de demandes, me demandait de patienter pour obtenir une première visite.

Patrice, de son côté, a posté un message sur le groupe Facebook « Expats in Plovdiv ». Il y expliquait que nous recherchions un logement meublé avec deux chambres.
Le jour-même, il recevait 2 propositions.

S’expatrier en Bulgarie : Bien sélectionner son futur logement

Chercher un logement trop peu cher n’est pas forcément le bon réflexe. C’est vrai : tu peux trouver des apparts à 150/200 euros. Mais il faut bien prendre en compte l’état du bâtiment et du-dit appartement.

  • Un vieil immeuble sera mal isolé et, en hiver, la facture de chauffage risque d’exploser.
  • L’ameublement ne correspondra pas à nos critères, mais sera à la mode bulgare, c’est à dire assez démodé.
  • Ou il sera dans un environnement bruyant et peu adapté à un nomade digital qui travaille la journée à son domicile.

Je pense qu’il est utile d’avoir ces informations avant de partir en quête de sa future base de digital nomad.

Tarifs, visite et signature du bail

Proche de la rivière Maritza, l’un des appartements était à 320 euros. Il n’y avait pas de balcon et les photos étaient un peu floues. La propriétaire étant hors du pays, nous ne pourrions le visiter qu’à la fin du mois, ce qui ne nous arrangeait pas.

Le second logement avait un bon emplacement : proximité du centre-ville, d’une gare routière, d’un centre commercial et de deux parcs. Son montant de 400€ correspondait à la moyenne des tarifs du secteur, pour la location meublée avec deux chambres.

C’est donc par lui, que nous avons débuté. Nous y sommes allés, avec Patrice, le vendredi. Le lundi, nous revenions avec Logan et signions un bail d’un an !

C’est incroyable comme il est facile de trouver un logement. Nous n’avons pas eu besoin de fournir de justificatif lié à notre entreprise ou nos revenus. Il faut être attentif lors du remplissage du bail qui se fait en Bulgare et de sa transcription  en anglais. Les noms doivent être bien orthographiés et les conditions du bail bien claires pour le locataire.

Nous avons simplement prouvé notre identité en présentant nos passeports et réglé en espèces un mois de loyer et un mois de caution. Bien sûr, si c’est facile de louer, c’est aussi rapide de se faire expulser si on ne paye pas son loyer.

Et si nous souhaitons partir, nous avons simplement un mois de préavis à donner pour récupérer notre caution.

Notre appartement à Plovdiv

Expatrier plovdiv nomade digital

Le petit bâtiment de 4 étages est récent, dans une rue calme, à deux pas de toutes les commodités. Il y a même un centre commercial tout proche.

Il est très bien équipé : vaisselle neuve (encore emballée à notre arrivée), télévision, machine à laver, sèche-linge, lave-vaisselle, fer et table à repasser, linge de lit (y compris oreillers, couettes et dessus de lits.) Et nous avons même eu la surprise de découvrir un bureau dans chaque chambre. Le propriétaire nous a gentiment proposé d’en installer un troisième pour moi dans le salon.
Le top !

Ces espaces de travail sont parfaits pour des nomades digitaux. Nous ne sommes pas des habitués du coworking et préférons travailler à domicile. Donc, avoir des bureaux est juste génial.

Il y a également deux petits balcons et des moustiquaires aux fenêtres.

Combien coûte notre logement à Plovdiv ?

Pour te donner une petite idée, voici nos frais actuels. Pour info : 1 lev équivaut à 0, 51 euros en avril 2022, date de rédaction de cet article.

  • Montant du loyer : 400 € (nous réglons cette somme en euros comme précisé dans notre bail) ;
  • Frais d’intendance mensuels (ménage dans le bâtiment, ascenseur, etc)  : 15 leva ;
  • Internet (avec une vitesse de 92 Mbps) : 15 € ;
  • Pour les frais d’électricité et d’eau : environ 100 leva. C’est une approximation car à l’heure où j’écris cet article, nous avons passé seulement 4 mois dans ce logement et étions en Espagne pour l’hiver.

Nous réglons toutes les factures par une application en ligne : ePay.bg.
Et le loyer, avec les charges + internet, par virement bancaire mensuel au propriétaire.

Demander son visa de séjour pour s’expatrier en Bulgarie

En tant que citoyen de l’Union Européenne, nous avons droit à 3 mois de séjour autorisé en Bulgarie. Il est possible, ensuite, de faire une demande pour une carte de résidence temporaire qui sera valable jusqu’à 5 ans. Ce que nous avons fait.

  • 1ère étape : Faire authentifier son bail de location

Après la signature du bail, nous avons fait authentifier ce document par un notaire.

C’est ainsi que ça se passe ici. C’est très fréquent de passer par un notaire et, du coup, il y en a énormément. Au début, j’ai cherché par moi-même et j’en ai contacté plusieurs par mail. Le seul qui a répondu m’a juste indiqué de passer à son étude le lendemain, mais sans répondre aux questions dans mon message.

Du coup, nous nous sommes fait aider par notre propriétaire pour trouver un notaire. Il ne faut pas hésiter à demander de l’aide à son propriétaire et de le remercier en l’invitant au restaurant, par exemple. 😉

Les honoraires sont très bas et, de mémoire, nous avons payé une vingtaine d’euros.

  • 2e étape : Déposer sa requête de résidence temporaire

La demande se dépose aux services de l’immigration. Il faut savoir que les employés au bureau de Plovdiv ne parlent pas anglais. Je trouve plutôt surprenant que des personnes qui sont en charge de l’administration pour les étrangers ne conversent pas du tout en anglais… mais c’est ainsi. Surtout que, en règle générale, on trouve un grand pourcentage de personnes qui comprennent la langue.

Dès le moment où nous avons été avertis de cela, nous savions que nous aurions du mal à faire les démarches seuls. Nous avons décidé de nous faire accompagner pour le dépôt de notre demande.

S’expatrier en Bulgarie : Comment se faire aider dans ses démarches ?

Lorsque nous avons décidé de nous expatrier en Bulgarie et plus précisément à Plovdiv, j’ai cherché des groupes de francophones ou d’expatriés sur Facebook afin d’avoir un maximum d’information. Sur le groupe Facebook “Expats in Plovdiv”, des personnes se portent volontaires pour vous servir de traducteur, remplir vos papiers  et vous accompagner. Nous avons ainsi été en contact avec une Bulgare très sympathique, prête à prendre de son temps pour nous aider. Malheureusement, elle est tombée malade. Cela n’aurait pas beaucoup reporté notre demande, puisqu’elle nous proposait de faire les démarches la semaine suivante.

Mais chaque fois que quelque chose ne se passe pas comme prévu, on en tire leçon. On se disait que c’était assez contraignant d’imposer ainsi à cette personne de nous accompagner. Sachant qu’il faut se rendre trois fois au bureau de l’immigration et que cela prend de nombreuses heures…

Dans cette réflexion, on se disait aussi que choisir ainsi une personne qui parle la langue, ou même un traducteur professionnel, n’était pas forcément la solution la plus efficace et sereine.

  • Elle ne maîtrise pas toutes les subtilités administratives pour les étrangers.
  • Elle doit être disponible quand on reçoit le message pour les rendez-vous suivants.
  • Si la personne remplit mal les formulaires, si elle commet une erreur, cela peut causer des problèmes ou d’inutiles allers-retours…

Quelques jours plus tôt, j’avais été contactée via Facebook par une personne qui travaille avec un cabinet d’avocats. Ce dernier s’occupe des demandes de résidence et d’ouvertures de comptes bancaires par les étrangers. (Si besoin, je peux vous donner son contact.)

Du coup, j’ai accepté sa proposition !

Dès le lendemain, c’était un mercredi, nous avions RDV avec l’avocate (elle parle anglais) qui a rempli les formulaires et a fait les photocopies de nos papiers.

Il faut prendre en considération qu’en Bulgarie, l’écriture est en cyrillique : retranscrire certains de nos caractères en bulgare n’est pas évident. Donc, remplir un formulaire en Bulgare peut vite devenir une prise de tête !

De mémoire, nous avons passé plus d’une heure dans le bureau de l’avocate pour remplir ces fameux formulaires pour nous trois.

La liste des documents originaux et photocopiés pour s’expatrier à Plovdiv :

• Passeport ;
• Carte vitale ou assurance santé privée (dans notre cas il s’agit d’April International) ;
• Carte de crédit ;
• Contrat de location du logement certifié par un notaire.

Nous avions aussi amené nos relevés bancaires et notre livret de famille au cas où. Mais nous n’en avons pas eu besoin.

Puis, une de ses collaboratrices nous a conduits jusqu’au bureau de l’immigration pour faire le dépôt et rester avec nous. En arrivant au bureau, il faut prendre un ticket. L’attente peut-être assez longue. Nous avons patienté 2 h 30 !

Clairement, sans une personne parlant bulgare et pouvant traduire, nous aurions eu énormément de difficultés. Pour la preuve de revenus, on nous a simplement demandé de régler la taxe de dépôt avec nos cartes bancaires respectives.

Le lundi suivant, nous avons fait un deuxième passage au bureau, accompagnés de notre agent traducteur. Cette fois-ci pour faire les photos d’identité (toujours dans le même petit bureau) et payer les frais pour avoir nos cartes.

Le délai d’obtention est en principe d’une semaine, mais il est possible de les avoir en 2 jours avec un petit supplément. C’est l’option que nous avons choisie.

Et deux jours après, soit une semaine pile poil après le dépôt de nos dossiers, nous avions nos cartes de résidence temporaire pour 5 ans. 😍

  • Tarif de l’avocat : 300 leva pour nous 3. (160 leva par personne).
  • Taxe de dépôt du dossier : 7 leva par personne.
  • Frais pour la carte d’identité (avec tarif urgent)  : 36 leva par personne

Adresse du bâtiment dans lequel se trouve le bureau de l’immigration et des passeports :ul. « Volga » 70, 4020 Tsentar, Plovdiv

Et voilà ! Nous sommes résidents en Bulgarie !

Nous sommes heureux d’avoir fait le choix de s’expatrier en Bulgarie et d’y faire notre base de nomade digital. Et surtout que ce soit à Plovdiv, car nous nous y sentons très bien. ❤️
J’ai hâte de découvrir d’autres localités et la culture bulgare.

Tu es nomade digital ? Tu cherches où installer ta base ? Tu veux t’expatrier en Bulgarie ? Je te conseille d’y venir quelques semaines, pour voir si la vie sur place te convient. Si tu as des questions, n’hésite pas à les poser en commentaire : je serai ravie d’y répondre.