Trouver un job sur un paquebot de croisière

Marion, la semaine dernière, nous apprenait comment l’on pouvait vivre au bout du monde en devenant voix-offOlivier Roland, très connu dans le milieu du blogging francophone, nous apporte aujourd’hui ses éclairages et ses conseils pour devenir un blogueur pro.
NB: Sous chaque question se trouve l’enregistrement audio de la réponse pour ceux qui préfèrent écouter. En effet, l’interview était également au format audio mais, n’ayant pas utilisé de micro en posant les questions, ma voix n’est pas suffisamment audible pour être publiée. 🙁 

- Ça me fait très plaisir que l’on puisse échanger à propos de ton changement de vie, qui a eu lieu il y a un petit moment d’ailleurs. Peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaîtraient pas ?

  • Je suis entrepreneur, Youtuber, blogueur et ce que je fais principalement, c’est que j’enseigne la liberté. Comment être libre à la fois matériellement ? Pour moi, ça passe essentiellement par l’entrepreneuriat, et puis dans sa tête. Donc ça passe par le développement personnel, ne pas avoir trop d’addictions, être capable de prendre en mains sa vie, ce genre de choses.
olivier roland
"Là aujourd’hui, je suis à environ un million d’euros de chiffre d’affaires annuel, avec une marge brute qui est de l’ordre de 65-70 %"

Avant d’être blogueur pro et de former les autres, tu faisais quoi ?

J’ai créé ma toute première entreprise à 19 ans. J’ai arrêté l’école à 18 ans pour ça. J’aime bien dire que j’ai un bac -2, et j’ai créé une entreprise de service informatique, que j’ai gérée pendant 10 ans.

Et tu as changé de vie pour quelle raison ? Y a-t-il une raison précise à l’arrêt de ton entreprise de service informatique « classique » ?

C’était une super aventure de créer son entreprise à 19 ans. J’ai vraiment adoré ça. Mais voilà, au bout d’un moment, j’en ai eu assez de vivre le rythme de vie classique de l’entrepreneur surmené, puisque je travaillais 60 à 70 heures par semaine assez régulièrement, et je voulais un meilleur équilibre entre ma vie pro et perso. Je me suis mis en quête d’une solution en sachant que mon entreprise était ma seule source de revenus, que je n’avais pas de droits à l’assurance-chômage, que je ne voyais pas comment la revendre. J’ai cherché pendant deux ans cette solution et je l’ai trouvée en lisant un livre qui s’appelle « la semaine de 4 heures », qui explique comment avoir une entreprise qui est au service de sa vie plutôt que sa vie soit au service de son entreprise.

la semaine de 4 heures

olivier roland blogueur pro
Olivier Roland, blogueur pro

Ton entreprise précédente, c’était bien du service, à la commande ?

C’était du service informatique. Vers la fin, elle faisait aussi du développement de logiciels. Donc j’étais une petite entreprise, on était trois, qui fonctionnait bien, il n’y avait pas de soucis, mais qui demandait beaucoup de temps.

Donc, tu as réfléchi à une solution. Comment passer d’un modèle qui demandait à être toujours présent pour gérer ton entreprise à une autre solution…

J’ai créé une entreprise sur le web. J’ai commencé avec des blogs qui parlaient d’entrepreneuriat, de développement personnel – qui parlent toujours de ça d’ailleurs. J’ai créé, notamment, « habitudes zen » et « des livres pour changer de vie », en 2008. J’avais toujours ma première entreprise à côté. Et puis, au bout d’un peu plus d’un an après avoir créé « des livres pour changer de vie », ça a très bien fonctionné, j’ai pu devenir blogueur pro grâce à ce blog. Quand ça a atteint un chiffre d’affaires raisonnable, j’ai revendu progressivement ma première entreprise, pour me focaliser sur la deuxième qui est beaucoup plus facilement automatisable parce qu’elle est entièrement sur le web, je peux la gérer entièrement de mon ordinateur. Donc je peux me balader partout dans le monde tout en la gérant, et il y a plusieurs centaines de milliers de personnes qui visitent mes blogs, ma chaine Youtube et ma page Facebook, sans que je n’aie besoin d’intervenir. Ça, c’est quand même extraordinaire.

Et au niveau de ta vie familiale, tes proches, tu es souvent en voyage, ça ne te pose pas de problèmes pour la gestion personnelle ?

Je n’ai pas d’enfant. Je ne suis pas marié. J’ai une copine mais je ne suis pas marié. Je vois ma famille régulièrement. J’ai des amis partout dans le monde… donc, non, ça ne me pose pas de problème, au contraire ça fait partie de mon style de vie.

Comment as-tu fait ta transition entre ton ancienne activité et la nouvelle ? Avec tes partenaires, tes contacts professionnels ?

C’est très important, je pense, quand on veut faire un changement de vie aussi radical que celui que j’ai fait ou d’autres, de faire ça progressivement. Il y a beaucoup de gens qui ont l’impression qu’il faut y aller en mode kamikaze, le couteau entre les dents et puis tout risquer… C’est vrai qu’il faut avoir le couteau entre les dents, il faut le vouloir vraiment, mais ce n’est pas pour autant qu’il faille y aller en mode kamikaze justement.

J’ai toujours fait attention à d’abord tester mes idées de nouvelle vie, voir si ça fonctionnait pour moi et faire les choses progressivement. Donc, concrètement ça veut dire que, quand j’ai décidé d’arrêter d’avoir une entreprise classique et de me mettre sur internet, j’ai démarré mon projet à temps partiel à côté de mon activité classique. Ce n’est pas pour autant que j’ai arrêté mon activité du jour au lendemain. J’ai réorganisé mon activité pour y passer moins de temps. J’ai, notamment, augmenté mes tarifs. J’ai viré les clients les plus casse-pieds qui me prenaient, en plus, beaucoup d’énergie émotionnelle. J’ai attendu de voir que ça fonctionne sur le web avant de commencer à vendre mon entreprise. Quand ça a commencé à fonctionner en fin 2009, début 2010, mes blogs, j’ai revendu un tiers du portefeuille client de ma première entreprise – celui qui me prenait le plus de temps, j’ai confié les clés de la boite à mes salariés et je suis parti, pour la première fois de ma vie, en dehors d’Europe en septembre 2010. Et je n’ai pas fait les choses à moitié puisque je suis parti un mois à Wallis et Futuna et à Fidji. C’était pour moi l’idée de tester cette nouvelle vie qui était une vie constituée de voyages pour voir si ça me plaisait vraiment. Si ça ne m’avait pas plu, j’avais encore les deux tiers de ma première entreprise, j’avais ma nouvelle entreprise qui fonctionnait bien. J’avais les options, en fait, pour pouvoir reconsidérer ce que je voulais faire. Mais le fait est que quand je suis revenu, j’ai trouvé ça absolument génial. Du coup, j’ai vendu ma première entreprise et je me suis consacré à fond à la deuxième. Mais, voilà, pour moi c’est vraiment important d’essayer de mettre en place des tests dans la réalité, sur le terrain. Souvent, on fantasme un peu sur ce que va être notre nouvelle vie. On est beaucoup trop idéaliste par rapport à la nouvelle situation. Donc c’est vraiment important de mettre en place des micro-tests et une transition progressive, si c’est possible. Dans la majorité des cas, je pense que ça l’est.

Donc, tu prévois toujours, si c’est possible, une solution de secours ?

Voilà. Souvent, on se dit que les entrepreneurs, ce sont des gens qui prennent de gros risques, etc. En général, c’est – au contraire – l’inverse. C’est vrai que ce sont des gens qui prennent des risques, mais ces risques sont mesurés. Ils ont souvent, ou même toujours, un plan B, un plan C, un plan D, un plan E… au cas où il y ait des soucis. Ils font en sorte que même si le plan principal échoue, ils ne perdent pas trop de plumes, ne se retrouvent pas à la rue.

Je suis, personnellement, du genre à préparer également beaucoup de plans de rechange. On me l’a souvent reproché. En effet, certains pensent que si on prévoit le pire, on lui donne plus de consistance pour qu’il survienne. Certains pensent que c’est comme un message envoyé à l’univers. Toi, donc, tu penses qu’il faut anticiper le pire ?

Il faut envisager le meilleur et envisager le pire, les deux en même temps. Et faire en sorte qu’on soit au top dans toutes les situations.

La pyramide de Maslow

Pour ton avenir, qu’est-ce que tu attends de mieux ?

Là, je vis quand même plutôt la vie de mes rêves. Mon exercice, ce n’est pas de m’imaginer ce que je pourrais faire de mieux. C’est plutôt de me rappeler à quel point tout ce que j’ai est déjà extraordinaire (rires). Je voyage six mois par an. Je gagne plus d’argent que je ne peux en dépenser. J’aide des milliers et des milliers de personnes. Je touche vraiment beaucoup de monde et c’est assez extraordinaire. Dans mes projets, je vais sortir un livre qui s’appelle « tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études», qui sort là en septembre. Ça va être mon nouveau gros objectif de toucher un maximum de personnes avec ça… Je ne sais pas si tu connais la pyramide de Maslow. C’est une pyramide où, en gros, on passe d’un niveau basique où il nous faut à manger et à boire. Quand nos besoins de base sont satisfaits, on a d’autres aspirations et on s’élève dans cette pyramide. Là, comme c’est vraiment mon cas, je suis plutôt dans la case de la pyramide où je cherche à contribuer et à apporter de la valeur au monde, « tout simplement », tout en me réalisant moi-même.

Tu fais donc des formations pour devenir, comme toi, un blogueur pro. Que doit-on avoir comme argent, comme réserve ?

Pour être blogueur pro, on peut démarrer avec pas grand-chose, c’est ce qui est génial. On peut vraiment démarrer un business sur internet avec très peu de moyens. Par contre, il faut un investissement en temps et en énergie. Et puis, bien sûr, il n’y a aucune garantie de succès. C’est de l’entrepreneuriat, donc il y a quand même des risques à prendre et le premier risque est d’avoir perdu son temps, son énergie et son argent. En sachant que si on fait les choses bien, on perd un minimum d’argent, et que le temps et énergie investis sont quand même rentabilisés car on apprend quelque chose de nouveau, on se fait de nouveaux contacts, on crée quand même une présence en ligne, etc. Donc, il faut commencer par se former un petit peu. Ça peut commencer par des ressources gratuites. Il y a pas mal de blogs sur le sujet du blogging. Notamment, en français, il y a mon blog blogueur-pro mais il y en a d’autres. Il y a des livres sur le sujet. Moi, j’en offre un gratuit qui s’appelle « vivez la vie de vos rêves grâce à votre blog », etc. Il faut se former un petit peu. Essayer de trouver un domaine qui soit porteur, donc il faut faire une étude de marché. On ne se lance pas dans n’importe quel domaine, c’est comme quand on crée une entreprise. On ne va pas créer une entreprise comme ça, sur un coup de tête. On va essayer de réfléchir, de réduire l’incertitude au maximum. Puis après, il faut s’accrocher, ce n’est pas facile. Il faut tenir le coup, se créer une communauté et puis la faire grandir jusqu’au moment où elle est prête à être rentabilisée.

Que penses-tu du constat qui dit que le blogging est un peu fini, que c’est en perte de vitesse ? Que le blogging c’était bien il y a quelques années mais que maintenant, c’est trop tard ? Que c’est beaucoup plus difficile de réussir aujourd’hui qu’il y a ne serait-ce que 4 ou 5 ans ?

Ecoute, il y a tous les ans des gens qui disent que l’email c’est mort ; que le blogging c’est mort ; que whatever c’est mort. En général ils ont tort. Moi, ce que je constate, c’est que le blogging est moins à la mode, on en parle moins, mais ça reste quand même quelque chose qui fonctionne extrêmement bien. Aujourd’hui mes blogs sont complètement automatisés, j’y passe peut-être une heure par mois, et ils réalisent quand même les deux tiers de mon chiffre d’affaires, alors que je ne m’en occupe quasiment plus.

C’était déjà le cas il y a 5 ans, il y a 6 ans, et c’est encore plus le cas aujourd’hui : un blog, il ne faut pas le voir de manière isolée. Il faut le voir comme le centre d’un écosystème. Tu as ton blog qui est au centre de tout, mais ce n’est pas pour autant que tu ne dois pas avoir de chaîne Youtube, de page Facebook, de compte Instagram, de Snapchat éventuellement, etc. Ton blog est au centre de tout, parce que c’est ta marque, ton univers et que c’est le seul véritable site qui t’appartient à 100%. Mais, tu dois faire vivre ton écosystème et faire en sorte que tu développes une plateforme grâce aux autres.

Parlons argent : quel est ton chiffre d’affaires avec ton blog ?

Le livre d’Olivier Roland, paru le 23 septembre 2016.

tout-le-monde

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Là aujourd’hui, je suis à environ un million d’euros de chiffre d’affaires annuel, avec une marge brute qui est de l’ordre de 65-70 % puisque finalement il y a très peu de frais sur cette activité. Par contre c’est un résultat qui est assez exceptionnel, je ne pense pas que la majorité des blogueurs puisse atteindre ce chiffre-là même s’il y a des exceptions possibles. De manière générale, les statistiques Technorati montrent que 95% des blogueurs abandonnent leur blog dans les six mois après leur création. Ça c’est la réalité : la majorité des gens qui démarrent un blog ne vont jamais gagner de l’argent avec, ou pas grand-chose. Parce que, notamment, ils ne vont pas avoir une véritable approche d’entrepreneur, ils ne vont pas faire d’étude de marché, ils ne vont pas persévérer, etc. Tout un tas de chose qui font qu’ils font plutôt ça un petit peu en amateur, un peu en dilettante, et ce n’est pas très très sérieux finalement. Dans les gens qui ont une véritable approche du business, qui se forment, il y a aussi un taux d’échec important, c’est clair. Souvent, qui est dû à l’abandon, au découragement, etc. Parce qu’il faut quand même un certain temps avant que la plateforme, que le blog et que tout l’écosystème soit prêt pour pouvoir être monétisable.

Tu dirais combien de temps ?

Typiquement, il faut entre douze et dix-huit mois, de travail en temps partiel, en travaillant une dizaine d’heures par semaine. Une dizaine d’heures par semaine, ça peut paraître beaucoup, en même temps on parle quand même de développer un business qui permet d’en vivre ou en tout cas de se créer un complément de revenus, donc voilà. A partir du moment où vous êtes sérieux, où vous faites bien les choses, où vous faites une bonne étude de marché, que vous vous accrochez, etc, les chances sont quand même fortement augmentées. Après, rien n’est garanti encore une fois. Si vous faites les choses bien, vous aurez dépensé très très peu d’argent, vous aurez certes investi du temps mais vous aurez appris beaucoup sur le domaine en question, et tout cela ne sera pas perdu quoi qu’il arrive.

2 sites web (en anglais) conseillés par Olivier Roland

Blog de Tim Ferris

(Four Hour Work Week)

Blog de Pat Flynn

(Smart Passive Income)

10 heures par semaine, pour un entrepreneur, c’est un peu une demi-journée !

(rires) Tu exagères un peu, mais on parle quand même de créer un truc, de se lancer dans une belle aventure, d’apprendre beaucoup de choses et d’avoir potentiellement un business rentable à terme : une dizaine d’heures par semaine ce n’est quand même pas énorme ! On vit vraiment dans une époque extraordinaire, qui offre beaucoup d’opportunités. Il y a vingt ans, créer un business avec dix heures par semaine, c’était impensable. Surtout avec aussi peu de frais que ce que ça permet aujourd’hui. Et quand je dis business, c’est vraiment une multinationale. C’est de vendre dans toute la francophonie, dans le monde, y compris aux francophones expatriés, donc c’est vraiment avoir des clients dans des dizaines de pays potentiellement, avec le même effort qu’il fallait pour créer un petit business local il y a quelques années.

Parmi ceux que toi tu formes, ceux que tu as rencontrés, motivés, suivis. Tu dirais que les statistiques sont meilleures ou que ce sont les mêmes que l’on retrouve dans la généralité ?

olivier-roland-san-franciscoÇa augmente les chances de succès, c’est clair ! Après, moi, je n’ai pas de stats très précises parce que, le problème, c’est que j’ai des tas d’élèves qui réussissent et qui ne me donnent pas l’information. Ça m’arrive régulièrement, dans des événements, d’avoir quelqu’un qui me fait : « hey, Olivier, c’est trop génial. Il faut que je te dise, j’ai suivi blogueur pro, aujourd’hui je gagne ma vie avec mon blog et tout ça… ». Je lui fais : « Ah ? Mais t’es qui toi ? Je n’ai jamais entendu parler de toi ! (rires) ». Parce qu’il y a des gens comme ça. Ils n’interagissent jamais. Ils ne t’envoient jamais d’email. Ils se contentent de suivre et d’appliquer la formation. Mais, dans ma formation comme ailleurs, le principal facteur d’échec, c’est l’abandon. La très grande majorité des gens qui achètent une formation en ligne, que ce soit la mienne ou d’autres, ne vont pas jusqu’au bout. Le chiffre standard, c’est 90% des gens qui achètent une formation ne vont pas jusqu’au bout. Il y en a déjà un tiers qui n’ouvrent pas la formation. Ça, je ne sais pas pourquoi. Je pense qu’une partie de ceux-là veulent juste de la culture générale, sont un peu des touristes, ou sont simplement de grand procratisnateurs. Après, ce n’est pas facile. Il faut aller jusqu’au bout. Il faut s’accrocher. Il faut utiliser des techniques pour se motiver. C’est comme pour toute aventure, pour n’importe quoi. Tu prends n’importe quelle activité : salsa, judo ou ce que tu veux, tu as toujours beaucoup plus de gens au début de l’année qu’à la fin. Et là, ça ne fait pas exception.

Si tu devais me dire trois qualités qu’il faut pour y arriver ? Pour réussir dans le blogging pro ? Que faut-il avoir dans les tripes ?

Il faut un état d’esprit d’entrepreneur ! Déjà, ne pas avoir peur de gagner de l’argent ! De vraiment vouloir monter un business ! On peut vouloir monter un blog pour des tas de raisons. Un blog c’est juste un outil de communication. Mais, si on veut vraiment gagner sa vie avec, il faut tout de suite le voir comme un business. C’est important. Il ne faut pas avoir peur de ça. Il y a des gens pour qui ça pose des problèmes, par rapport à la façon dont ils voient le monde, leur état d’esprit, etc. ça, c’est sûr que c’est un frein au début, même si ça peut se changer. Donc voilà : avoir l’état d’esprit d’un entrepreneur. Persévérer est ultra-important, et puis il faut savoir appliquer les choses… Il y a beaucoup de gens qui achètent une formation et qui prennent juste ce qui les intéresse, qui disent ça, ça et ça, ce n’est pas pour moi. Mais, ils ont peut-être raison, mais ils ont peut-être aussi tort. Le seul moyen d’en être sûr, c’est de tester les choses, et ils ne les testent pas suffisamment. Donc, je dirais, au-delà de cet état d’esprit entrepreneur et la persévérance, c’est une mentalité de scientifique. Dans le sens où il faut tester les choses concrètement sur le terrain pour voir si elles fonctionnent ou pas plutôt que juste se fier à son intuition qui, souvent, est dans l’erreur.

Un classique indispensable

comment se faire des amis

Quand on parle à ceux qui ont changé de vie, ils semblent toujours tout trouver génial. Mais, pour les gens, si on dit que tout est bon, ça peut vouloir aussi dire qu’il y a des choses qu’on cache, qu’on n’ose pas dire… N'y a-t-il pas quelque chose que tu regrettes dans cette nouvelle vie ?

Bein écoute, moi je te dis : le principal problème pour moi est de me rappeler en permanence à quel point je vis une vie extraordinaire ! Parce qu’on s’habitue vite… La chose qui nous a fait rêver quand on ne l’avait pas, on s’y habitue vite et ça nous parait être la vie normale. C’est surtout ça. Il faut toujours avoir cet exercice mental de se comparer à la situation d’avant, de se rappeler d’où l’on vient, de se rappeler la vie de la majorité des gens et de se dire que c’est extraordinaire ce que l’on vit au quotidien.

Si tu devais dire les plus belles choses qui te sont arrivées avec cette nouvelle vie, depuis 2010 ?

anritsar golden temple

Harmandir Sahib, surnommé le Temple d’Or, à Amritsar

J’ai fait d’innombrables voyages. J’ai découvert le monde. J’ai découvert plein de mentalités différentes. J’ai fait des choses aussi diverses qu’aller manger au Golden Temple des Sikhs à Amritsar en Inde ; voir les hindous brûler leurs morts avant d’en jeter les restes dans le Gange à Varanasi ; prendre des bains de boue chaude naturelle à Fidji ; j’ai fait le festival de Burning Man dans le désert du Névada ; j’ai fait du disco-roller à San Francisco ; j’ai fait mon niveau de plongée au Maroc, et mon deuxième niveau de plongée aux Philippines…
C’est ça surtout. J’ai découvert le monde, que je continue à découvrir. Je me suis rendu compte à quel point c’est super SUPER IMPORTANT de voyager pour s’ouvrir l’esprit et se rendre compte que tout ce qu’on nous a dit qui était normal, qui sont des normes que tout le monde accepte, ou presque, dans notre société, ne sont pas forcément normales. C’est juste une construction sociale. Il y a d’autres modes de vie qui celles qui nous sont inculquées, d’autres manières de voir les choses. Et ça, c’est extrêmement riche. Ce n’est pas pour rien que l’on dit que les voyages forment la jeunesse. Je pense que tout le monde devrait voyager. Quand je dis voyager, ce n’est vraiment pas aller au Club Med. Ça ne sert à rien. Enfin, ça sert à quelque chose si l’on veut juste se détendre mais, partir à la rencontre des autres cultures, ça n’a jamais été aussi simple qu’avec internet.

Tout cela est génial ! Mais il y en a toujours qui rêvent de franchir le pas. Mais qui n’osent pas, qui ont peur, qui pensent ne pas pouvoir. Que peux-tu leur dire comme conseil pour passer ce cap ? Que peux-tu dire à ceux qui ne croient pas que tout cela est possible pour eux ?

Le Festival Burning Man à Black Rock City

Le Festival Burning Man à Black Rock City

Il y aura toujours des incrédules, c’est comme ça. On ne peut pas convaincre tout le monde. D’ailleurs j’en parle dans mon livre. C’est un des premiers trucs dont je parle : trois principes pour avoir une meilleure vie. Le deuxième principe c’est : il y a des méthodes qui sont plus efficaces que d’autres. Je prends l’exemple, notamment, du fait de gagner de l’argent, parce que c’est un domaine dans lequel beaucoup de gens croient, sans jamais y avoir vraiment réfléchi, c’est que s’il y avait une méthode plus efficace que celle qu’ils utilisent pour gagner de l’argent, ça se saurait ! ». En général, ce qu’ils entendent par là c’est qu’ils entendent par-là, c’est que… enfin, ce qu’ils entendent : c’est ce qu’ils sous-entendent car ils n’y ont pas vraiment réfléchi, pensé… C’est « Ah bein, s’il y avait quelque chose de plus efficace que ce que je fais pour gagner de l’argent – à savoir être salarié – ça se saurait ! » Mais le truc, c’est que ça se sait en fait ! Il y a des milliers de méthodes qui sont plus efficaces que d’être salarié ! Parce que, être salarié, en gros, c’est la pire manière de gagner de l’argent au monde ! Puisqu’on échange ce que l’on a de plus précieux, notre temps, contre de l’argent, ce qui est vraiment la pire manière de faire. Il y a des tas de gens qui savent comment gagner de l’argent plus efficacement que ça, qui le partagent. Ce n’est pas pour autant que ce sont des méthodes miracles et que c’est facile de le faire mais en tout cas c’est possible. Il faut ouvrir les yeux à un moment, quoi ! Il faut se poser la question : quelles sont mes œillères ? Quelles sont ces présuppositions que je fais sur le monde sans jamais les avoir vraiment vérifiées ? Est-ce que vraiment il n’y a pas des méthodes plus efficaces que ce que je fais maintenant pour avoir ce que je veux ? La vérité c’est que dans tous les domaines, il y a des méthodes qui sont plus efficaces que d’autres. Rien que le fait de les utiliser, ça vous donne déjà un avantage énorme parce que la plupart des gens utilisent une méthode par défaut qui est moyenne au mieux, souvent qui est médiocre, et qui pourrait avantageusement être remplacée par quelque chose de plus réfléchi, de plus construit.

« Gagner sa vie à la sueur de son front » est un dicton inventé par les riches pour que les pauvres restent pauvres…

Ce qui est sûr, c’est qu’on accuse les riches de vénalité mais moi je trouve toujours que c’est les employés qui ont le plus de vénalité parce qu’ils échangent ce qu’ils ont de plus précieux contre de l’argent ! ça veut dire qu’ils mettent l’argent au-dessus du temps ! Ce qui, à mon avis, est une très mauvaise équation. Mais la vérité, c’est que la plupart des gens n’ont pas réfléchi à ça. C’est pour ça qu’en fait, ils acceptent quelque chose que la société leur dit d’accepter sans y avoir réfléchi, parce qu’on ne leur pose pas non plus la question. On ne leur apprend pas à se poser la question : « quelle est la manière la plus efficace de gagner de l’argent ? Est-ce qu’il ne vaut pas mieux privilégier le temps plutôt que l’argent ? » tout simplement. Et c’est la marque des gens qui n’ont pas d’argent de vouloir d‘abord consommer du temps avant de consommer de l’argent. Et ça se comprend, puisque quand on n’a pas d’argent, on est obligés. Mais il faut tendre, justement, à une situation de vie où on n’a plus besoin de sacrifier son temps pour gagner de l’argent, ou on peut sacrifier son argent pour gagner du temps. Parce que c’est ça le plus important.

« …la plupart des gens accepte quelque chose que la société leur dit d’accepter sans y avoir réfléchi, parce qu’on ne leur pose pas non plus la question. On ne leur apprend pas à se poser la question :
« quelle est la manière la plus efficace de gagner de l’argent ? »

Un autre livre que vous devez lire !

Personal MBA

Et si je suis convaincu, que je veux me lancer comme blogueur pro, que dois-je faire là, tout de suite ?

Alors, c’est ce que je te disais tout-à-l ’heure. Il faut commencer par se former. Éventuellement, avec des ressources gratuites d’abord. Trouver quelqu’un qui sait de quoi il parle. Qui, manifestement, a appliqué lui-même les conseils et pour qui ça a fonctionné. Quelqu’un avec qui on a une bonne relation et le suivre. Peut-être acheter ses produits s’il en fait parce que c’est vrai que ça permet d’aller au cap supérieur. Après, on peut réussir sans avoir acheté de formation mais c’est vrai qu’on gagne quand même beaucoup de temps et ça réduit quand même le taux d’échec, même si ce ne sont pas non plus des méthodes miracles, il n’y en a pas. Et puis, il faut se lancer, quoi ! Au bout d’un moment, tous les concepts du monde ne remplaceront jamais le fait de passer à l’action ! Il y a beaucoup de gens qui papillonnent comme ça, d’une ressource à l’autre, sans jamais rien faire. Ce n’est pas ce que je recommande.

Est-ce que trop de ressources, cela peut être négatif ?

Non, c’est bien d’explorer un petit peu au début. Par contre après, je recommande quand même de choisir 2/3 grandes ressources maximum à suivre et surtout d’appliquer.

En général, le blog est un moyen de communication pour vendre quelque chose ou peut-on gagner sa vie avec juste la publicité et l’affiliation ?

Il y a plusieurs moyens de gagner de l’argent, j’en parle en détails dans mon livre « vivez la vie de vos rêves grâce à votre blog », tes lecteurs pourront aller voir s’ils veulent, c’est gratuit. En gros : publicité et produits sponsorisés, il faut un trafic gigantesque pour gagner de l’argent avec. Affiliation, c’est déjà mieux, mais la voie royale pour être blogueur pro c’est de vendre ses propres produits.

Donc, il faut être capable, quand même, de créer son propre produit à vendre…

Oui, mais ce n’est pas un problème parce que le temps que ton blog soit mûr pour que tu puisses gagner de l’argent avec, tu auras déjà les compétences pour créer un produit, en fait. Parce que tout ce que tu auras utilisé pour créer du contenu : texte, audio, vidéo sur ton blog, tu pourras l’utiliser pour créer ta formation, ton livre numérique ou le produit que tu voudras.

Merci, Olivier Roland, pour cette interview riche en informations et en motivation. Un dernier mot ?

C’est simple. Moi, ce que je recommanderais : c’est toujours pareil. Ça ne sert à rien d’écouter des conseils sans appliquer. Et c’est le gros problème de la plupart des gens : c’est qu’ils n’appliquent pas les conseils. Déjà, il y en a plein qui ne se forment pas, ça c’est encore un autre problème. Mais la plupart de ceux qui se forment n’appliquent pas les conseils. Donc, moi ce que j’ai envie de vous dire c’est que si vous êtes toujours en train d’écouter cette interview, c’est que ça vous intéresse, ou de la lire, prenez juste une chose dans tout ce que vous avez entendu ou lu, qui vous a interpellé et que vous pouvez mettre comme ça en action tout de suite dans votre vie, dans votre business : faites-le ! ça évitera que cette interview soit juste de la culture générale ou de la masturbation intellectuelle, et qu’elle vous apporte quelque chose !

Merci à Olivier Roland pour ses conseils et son retour d’expérience sur son changement de vie qui l’a mené aujourd’hui à être l’un des leaders du secteur.

Si, vous aussi, vous avez changé de vie et désirez partager votre expérience et vos conseils avec nos lecteurs, n’hésitez pas à nous contacter.